Manquer de temps

Manquer de temps

Alors comment on crée du temps ? Je n’en ai pas tellement eu pour réfléchir à la question… mais tout de même. Comme je n’ai pas encore récupéré mon nouveau vélo et que je me suis pas mal déplacée ces derniers temps, j’ai eu du temps de métro disponible. Parce que oui, il est la le fameux temps qui nous manque, dans les interstices de la vie : quelques stations de transports en commun, attendre en salle d’embarquement de l’avion ou avant le début du concert, dans la salle d’attente d’un professionnel de santé, etc. C’est – entre autre – dans ces moments d’entre deux que se trouve le « temps » qui nous manque.

24 heures n’est pas assez

Parce qu’on veut vivre fort. Parce qu’on ne veut rien rater (coucou le syndrome FOMO). Parce que merde, il y en a des tâches pas sympas à réaliser (déclarations en tout genre, s’occuper de la mutuelle, faire le ménage, traiter la pile de mail, etc.), et que purée il y en a tellement des cool qu’on aimerait faire (tricoter, cuisiner mieux et bien, se balader tout bêtement, peindre, faire plus de yoga, etc.). 24 heures dans une journée d’humain, ben c’est pas assez. En tous cas il m’en faudrait plus à moi ! Et je me demande bien qu’est-ce que ça va être lorsqu’un jour j’aurai un enfant.
Je suis admirative des mères « wonder woman » qui, de mon point de vue extérieur, arrivent à tout faire ! J’imagine qu’il faudra faire des choix, des concessions. Pas trop mon truc ça, comme les anglo-saxons disent si bien « I want it all » (« je veux tout » en bon français, mais je trouve que ça sonne mieux en anglais, je sais, pas toujours très chauvine la bête). Du coup, ça risque de faire une sacrée charge mentale le bordel. Déjà qu’avec cette histoire de manque de temps la charge mentale on peut dire qu’elle a un sacré rôle dans ma vie. Et c’est épuisant de penser ! Sans dec’, la monopolisation de la matière grise ça brûle un paquet de calories (je ne vais pas vous barber avec les nombreuses études scientifiques sur le sujet), et par conséquent ça fatigue. Et quand on est fatigué, ben ça augmente (logiquement) le temps de repos, temps qu’on ne prend donc pas pour s’occuper à autre chose. Alors ok, il faut prendre le temps de s’ennuyer et de se reposer pour stimuler sa créativité, mais il faut aussi en avoir pour être créatif. Ça ressemble un peu au serpent qui se mord la queue la non ?

La flemme : amie ou ennemie ?

Il y a une chanson d’une artiste du moment que j’aime bien (mine de rien, sous ma passion des petits artistes inconnus j’aime bien les trucs populaires – ne soyons pas pimbêche) : « Flemme » d’Angèle.

Elle dit qu’en gros elle ne veut pas faire d’efforts et qu’elle préfère rester avec elle-même plutôt qu’aller faire de la représentation sociale. Quelque part, c’est une bonne flemme parce qu’on se laisse (trop) souvent bouffer par ce que j’appellerai « le devoir social ». Faut que j’aille à la soirée de machin. À l’expo de bidule. À l’afterwork des collègues. Après la dictature de l’inspiration, la dictature des événements sociaux. Alors quand tu as la flemme, qu’on pourrait nommer ici « instinct de préservation », c’est good. Mais quand tu as la flemme de rien faire juste par paresse : alerte, pas bon. Ça nous arrive à tous, moi la première, donc il ne s’agit pas de s’autoflageller hein, mais de se poser pour analyser la situation et trouver une solution ok pour nous.
Que dire de plus sur le temps qui manque ? Qu’il faut « aller à l’essentiel » dans sa vie en général (professionnelle comme personnelle), et que pour y parvenir il faut savoir (et s’accorder de) ralentir car l’essentiel étant par définition invisible pour les yeux, il faut ressentir. Et ressentir, ça demande de ne pas être parasité, de prendre le temps pour soi, pour l’essentiel… pour l’amour inconditionnel.

 

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